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Commune littorale, au sud du pays Bigouden, Plobannalec-Lesconil est idéalement située. Proche de la Torche, de la ville commerçante de Pont-L’Abbé et des magnifiques sites naturels du pays Bigouden, notre commune est au cœur de la côte sud. Blottie dans un écrin de verdure et baignée par la mer, il fait bon vivre à Plobannalec-Lesconil. La douceur du climat, son petit port de pêche de Lesconil, ses plages  et ses nombreuses animations en font une destination  incontournable ! Venez y jeter l’ancre pour vos vacances ou pour de plus longues escales…On vous attend ! On vous y accueille avec plaisir !

Le contenu de cette page est en cours de conception, il sera bientôt disponible, patience :-)

La légende de Men Ar Groas

Des photos anciennes de Lesconil, nous rappellent l’existence jusqu’aux années 1960 d’un charmant îlot de marée qui limitait le bassin portuaire vers l’est. Il n’est plus qu’un terrain vague prolongeant le parking de la criée. Le lieu est communément appelé Menez-Groaz.

Quelle est l’origine de ce nom ?

La tradition parvenue jusqu’à nous, deux inscriptions sur des cartes marines et un titre sur un document photographique, appuient de façon cohérente les explications que je propose ici. Les personnes nées dans les années 1860-1870 n’employaient pas l’appellation Menez Groaz (la butte de la croix). Elles prononçaient « Menargoas » en accentuant fortement la dernière syllabe, ce qui doit s’entendre : Maen ar gwaz, et que je traduis : le rocher du mâle. Au sommet du mamelon se dresse, en effet, un étrange monolithe, vraiment remarquable par sa taille. On l’appelait ar Gwaz. Ce terme désigne en breton l’homme viril, le mari.

On sait qu’au début du XXème siècle encore, des jeunes femmes désireuses d’enfanter venaient appuyer leur ventre dénudé contre la paroi de certains rochers ou menhirs dont la silhouette phalloïde matérialisait la puissance fécondatrice émergeant du sein de la terre.

A Lesconil, « gour » n’est plus employé qu’au sens négatif très appuyé : « hennez n’es ket gour », c’est un incapable, un nul (élargissement plaisant du sens primitif !). Une carte hydrographique levée en 1905 attribue à notre ilôt ce même nom : Ar Gwaz. C’est évidemment sur la foi des informateurs locaux que cette désignation fût retenue.
Une carte des côtes bretonnes éditée au XVIIème siècle porte la mention « la croix » à l’endroit qui nous intéresse. Nous savons que cette époque connut de nombreuses « missions » en Basse Bretagne. Celles du Père Maunoir sont célèbres. Les rassemblements de fidèles se terminaient souvent par l’établissement d’une croix consacrant le triomphe de la foi chrétienne sur le paganisme et symboliquement en un lieu où les adeptes de celui-ci célébraient leurs rites. Il est fort probable qu’une croix ait trouvé sa place ici. Cependant deux siècles plus tard le souvenir s’en est perdu.

Une carte postale datant des années 1920 montre Ar Gwaz devenu cette fois la « Roche aux Fées ». Rien d’étonnant que certains Lesconilois l’aient désignée ainsi : Maen ar Gwrac’hed, la Roche des sorcières (en vérité). Ceci étant, bien entendu, les femmes venaient la nuit tombée, invoquer une aide mystérieuse à leur procréation, accompagnant leurs gestes d’incantations païennes.

Menez-Groaz/ La Croix. Maen ar Gwaz. Maen ar GWrac’hed : trois noms dont la proche homophonie pourrait laisser croire que deux d’entre eux dérivent de l’autre par corruption de la prononciation originelle. Nous venons de voir qu’il n’en est rien. Chacun d’eux nous rappelle, à sa façon, un point d’histoire locale, un aspect des croyances antagonistes d’une communauté bretonne il y a quelques dizaines d’années de cela.

Pourquoi la persistance des croyances traditionnelles ici ?

Rappelons que tout le Cap Caval, mais singulièrement le site de Lesconil, abondaient en constructions préhistoriques, vieilles d’environ 4500 ans. Une garenne s’étendait depuis l’emplacement de l’église actuelle jusqu’au Ridou (rivage ouest du Ster). Elle était occupée par un réseau de dolmens et d’allées couvertes dont une partis subsistait encore au début du XX° siècle, c’est jusqu’à l’époque où notre village prit son essor. Elle était appelée Gwaremm Korriged : lande des Korrigans (lutins).

On comprend que devant ces monuments impressionnants nos anciens aient éprouvé crainte et vénération, et, ignorant leur destination première, ils y aient perçu des manifestations occultes de forces telluriques toutes puissantes qu’il fallait se concilier, même si les excès de la « sorcellerie » les portaient à condamner certains rites païens. Nous vivons dans un autre monde…

Extrait d’un texte d’André BUANIC
Ces premiers paysans qui élevèrent les mégalithes

Circuit de découverte du patrimoine mégalithique en 10 stations sur les communes de Penmarc’h, Plomeur, Tréffiagat et Plobannalec-Lesconil. L’ouest de la Cornouaille compte encore plus de 70 monuments mégalithiques. En fond de vallée ou sur des éminences géographiques, plantés dans une dune ou dans un sous bois, menhirs et dolmens jalonnent les paysages d’une époque qui n’est pas la leur.

Rarement monuments auront autant excité les imaginations, autant suscité de mythologies, de croyances ésotériques et d’histoires légendaires. L’ombre portée de leur massive carrure a fini par jeter l’opacité sur leur propre histoire. Et pourtant, ils ont beaucoup de choses à nous dire sur les hommes et les femmes qui les ont dressés si on prend le temps de les regarder.

« Ces premiers paysans qui élevèrent les mégalithes » est un circuit qui vous invite à découvrir, dans le sud du Pays Bigouden, dix de ces mégalithes et tenter d’éclairer le contexte qui les a vu naître au Néolithique, il y a plus de 4000 ans. Un plan détaillé du circuit est disponible à l’AOCD, mais également dans les offices de tourisme du Guilvinec, de Penmarc’h et de Pont l’Abbé, Plobannalec-Lesconil.

Le séchage des filets

Avant que les filets de pêche soient fabriqués en fibres synthétiques (ou nylon), les matériaux utilisés étaient le chanvre ou le coton, ce qui demandait un gros entretien de tannage et de séchage. Ils ne supportaient pas l’humidité et étaient séchés de plusieurs manières, suspendus dans des endroits différents, sur les « draellenou » tout le long du rivage, ou à des carvelles, gros clous utilisés par les charpentiers de marine, fixés dans les murs ou dans les façades des maisons.

D’autres suspensions, plus hétéroclites étaient employées, comme des os, tibias de bovins sans doute, vu leur taille. Ces tibias seraient ceux de vaches de race Pie Noire. Ils étaient fixés dans les façades des pentys et avaient l’avantage de ne pas s’oxyder et ne de pas accrocher les filets. Il en existe encore dans cinq endroits de Lesconil.
Observez bien…

Extrait d’un texte de Corentin DRAOULEC
Le canot de sauvetage de l'Amiral de Maigret

Le 9 juillet 1911, vers 11 heures du matin, le canot de sauvetage Amiral de Maigret a été baptisé par Monsieur le recteur Jézégou de Plobannalec, en présence de Madame de Maigret, la marraine et de son fils, le parrain. Assistaient à la cérémonie, les membres du Comité local et ceux des stations voisines, les canotiers et de nombreux spectateurs.

Le canot, magnifiquement pavoisé et décoré, a ensuite pris la mer, où il a fait l’admiration de tous. Peu après, les canotiers, présentés par Monsieur Richard, président, Monsieur Urcun, secrétaire et Monsieur Nastorg, trésorier, ont offert à Madame de Maigret un magnifique bouquet orné d’une écharpe de soie blanche, sur laquelle brillait en lettres d’or l’inscription : « Hommage des canotiers de l’Amiral de Maigret ». Madame de Maigret s’est montré particulièrement généreuse à légard des enfants de Lesconil auxquels elle s’est plu à distribuer force bonbons et gros sous.

L’association Bag Leskon a été fondée en 1992 pour conserver en activité un chaînon important de la culture maritime locale et faire connaître ce patrimoine hors et dans notre Commune. Bag Leskon a participé au concours de la revue Chasse-marée : marins des côtes et fleuves de France pour l’exposition de Brest 2008. Les Marins Sauveteurs de Lesconil de 1879 à 1952 ont secouru 135 bateaux, un hydravion le 18 février 1918, et sauvé 316 personnes ainsi que quelques sauvetages divers.

Archives SNSM – Extrait d’un texte de Corentin DRAOULEC