Plobannalec passe en Zone 30

samedi 14 novembre

Depuis 2015, les différentes municipalités qui se sont succédé avaient fait de l’apaisement ou de la réduction de la vitesse sur la commune une priorité. Lors des élections, la nouvelle majorité avait indiqué vouloir poursuivre dans ce sens, mais en retravaillant le dossier.

Courant de semaine prochaine, les panneaux cachés seront dévoilés par les agents des services techniques, et le bourg de Plobannalec passera en zone 30.
Limiter la vitesse dans la commune, c’est améliorer la sécurité et plus précisément la sécurité routière, car :

  • Baisser la vitesse apporte en général un sentiment de sécurité aux différents usagers de l’espace public.
  • Réduire les écarts de vitesse entre les différents véhicules (voitures, deux-roues motorisés, vélos…) diminue le risque d’accident.
  • Baisser la vitesse a un effet direct sur la sécurité : chocs moins violents, réduction du nombre d’accidents graves…

La limitation de la vitesse n’est pas la seule réponse à l’amélioration de la sécurité sur l’espace public. Il faut s’appuyer également sur d’autres outils :

  • La pédagogie pour limiter les comportements dangereux, prochainement des radars pédagogiques viendront renforcer le dispositif, notamment aux abords de l’école St Joseph.
  • La généralisation de la priorité à droite dans les secteurs à 30 km/h pour obliger à ralentir tous les usagers de la route.
  • Des aménagements spécifiques dans les lieux qui le nécessitent.
  • La gestion optimisée du stationnement, par l’indication des parkings.
  • Le respect de l’interdiction de stationner sur les trottoirs.

En 1992, le passage de 60 km/h à 50 km/h en agglomération a provoqué de vives réactions de mécontentement. Aujourd’hui, cette règle est très majoritairement acceptée et respectée et ce changement a permis, sur une certaine durée, de modifier les comportements.
Le passage d’une commune où la vitesse réglementée diminue de 20 km/h ne peut s’envisager rapidement. Il est bien évidemment nécessaire de prendre en compte le temps et d’accompagner ce changement. Les aménagements, même s’ils ne sont pas ou ne seront pas réalisés à court terme sur l’ensemble du réseau limité à 30 km/h, doivent permettre d’accompagner cette évolution.

Avec la modification des comportements, il n’est d’ailleurs pas exclu que ces aménagements soient avec le temps de moins en moins lourds. Cette évolution des comportements passe évidemment par un accompagnement pédagogique fort : l’éducation au « code de la rue et de la route » dès le plus jeune âge, la sensibilisation et des efforts de pédagogie, mais il passe surtout par une prise de conscience et du changement de comportement de certains usagers de la route.